PIERRE dit FRANÇOIS BRIAND, Sieur de la Villeroux,

né à Paramé (près de St Malo – Bretagne), France, le 16-12-1706.
Il a été baptisé sous le prénom "Pierre", mais il a été connu comme "François" dans l'Acadie.

Il fut capitaine de navires marchands et charpentier naval. A 23 ans il est allé vivre au Canada, en l'Acadie française (actuellement Nouvelle Ecosse).

 

Depuis le 13e siècle, était une coutume en  Saint Malo et en populations proches, comme Paramé, d'envoyer une trentaine de marins chaque année à la pêche à Terre-Neuve. À villes françaises de la Bretagne, d'économie principalement agricole, c'était une tâche qui doublait les recettes de la maison. La femme, restée au village, cultivait la terre, prenait soin des enfants, du logis et du bétail, et le mari retournait avec un gain supplémentaire intéressante de la vente obtenue de la pêche. Avec le temps, beaucoup de jeunes marins, avant de se marier, ont décidé de rester se à vivre dans les côtes du Canada et de commencer là une nouvelle vie.

L’ACADIE. On peut dire que l’Acadie est aujourd’hui une nation sans territoire. Les Acadiens sont une culture, une histoire, une forme de vie et un sentiment de nation. A l’origine, elle fut fondée en 1604 par les premiers colons français arrivés en Amérique du Nord, où sont situées aujourd'hui les provinces canadiennes de Nouvelle Ecosse et Nouveau Brunswick. Quand Pierre Du Gua de Mons arrive avec un groupe de 80 hommes, entre autres le cartographe Samuel de Champlain à l'Île Sainte-Croix, le territoire était déjà, depuis des milliers d'années, habité par les Indiens micmacs et abenakis, qui devinrent les alliés et les amis des colons. En 1605 de Mons et Jean de Poutrincourt fondent Port Royal, (aujourd'hui Nouvelle Ecosse) qui sera le premier établissement français permanent en Amérique du Nord et la capitale de l'Acadie pendant plus d'un siècle. À partir de 1613, quand se produit la première attaque anglaise, les acadiens sont agressés d'une manière permanente par l'Angleterre. Les Anglais étaient intéressés par l'énorme richesse de pêche de la zone, par le développement de l’agriculture et de l'élevage réalisé par les acadiens, et par le commerce important des peaux . À partir de 1630 de nombreux colons français arrivent et Port Royal croît en importance. L’Acadie fait partie d'un grand empire colonial qui s’appelle la Nouvelle France et dont la capitale est Quebec, mais elle possède sa propre administration et autonomie, dont le centre est Port Royal. Dès 1690 les attaques anglaises sont de plus en plus intenses (les Anglais étaient dans les colonies voisines d’Amérique du Nord et la France était trop éloignée pour les défendre) jusqu'à ce que, par le Traité d'Utrecht en 1713, la France cède à l’Angleterre toute la Baie d’Hudson, l'Acadie et Terre-Neuve. La France conserve les colonies françaises voisines de l'Île Saint-Jean et de l'Île Royale. Elle consolide alors sa présence dans la région pour protéger son importante industrie de pêche, et elle fonde dans l'Île Royale, (aujourd'hui Cap Breton) une solide forteresse militaire : Louisbourg. Les travaux de construction de Louisbourg commencent en 1720. Et tombera définitivement sous le pouvoir britannique en 1758.

Louisbourg croît en importance et devient la troisième ville de Nouvelle France. Là est installé le premier phare côtier de l'Amérique du Nord.

Pierre-François BRIAND est inscrit à cette époque dans le recensement comme navigateur et charpentier.

EN 1745 LOUISBOURG TOMBE SOUS LA DOMINATION DES ANGLAIS. PUIS EST RESTITUÉ A LA FRANCE EN 1748.

Finalement, Pierre-François Briand meurt dans Louisbourg en 1750.

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1755: La Deportation des Acadiens (Le Grand Dérangement)
 

 

En 1755 la famille de Pierre-François est témoin de l'un des évènements les plus amers de l'histoire des acadiens. Après le début de La Guerre de 7 Ans, les acadiens sont obligés, par les forces anglaises d'occupation, de prêter serment d'obéissance inconditionnelle envers le Roi d'Angleterre, sous peine de déportation.  En même temps existait un pacte de neutralité avec la population française de la zone. Les acadiens dénoncent le serment, alors leurs maisons, terres, bétail et embarcations sont confisqués par la Couronne Britannique et 12.600 d'entre eux (sur une population totale de 13.500) sont déportés sur des navires insalubres vers la France, l'Angleterre et l'Amérique du Nord.

Cependant, les déportations de 1755 n'affectent pas encore directement Renée Marchand, la veuve de Pierre-François et ses 9 enfants. Mais 3 ans plus tard, en 1758, dans un autre épisodes de la Guerre de 7 Ans, le Siège de Louisbourg se produit et la ville tombe définitivement sous la puissance britannique.

1758: Le Siège de Louisbourg

La flotte anglaise entre à Louisbourg en 1758

En Juin 1758 une impressionnante flotte anglaise de 50 bateaux, avec 13.000 hommes et 150 canons, sous la conduite de l'Amiral Boscawen assiège Louisbourg pendant un mois et demi , et après une féroce bataille, la ville est bombardée, les maisons, les fermes et les embarcations sont détruites, avec plus de 1.500 morts et blessés. Le 27 juillet le Général James Wolfe prend définitivement possession de la ville.

Capitulation de Louisbourg

La famille Briand-Marchand émigre en premier à l’île Saint Jean puis est déportée suite à l’occupation anglaise de l’île, en décembre 1758 à La Rochelle, France. Le mariage de Jeanne, première fille de Pierre-François, est enregistré en 1762, à  Rochefort.

Par le traité de Paris, en 1763, qui marque la fin de la Guerre de 7 ans, la France remet à l’Angleterre toutes ses possessions situées au Canada, et conserve seulement les ïles de Saint Pierre et Miquelon.

La famille Briand-Marchand est encore à Rochefort en 1764 puisque cette année-là le mariage de Célestin Briand est enregistré.

En 1765, ils reviennent tous à Miquelon, cette année-là naît le premier fils de Célestin et ses frères Joseph et Nicolas-François se marient également.

Renée Marchand décède sur l’île de Miquelon le 31 octobre 1784 à 71 ans.

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                                                  Traduction française: Josette Solan.